Mouvement dans les lycées et les universités 
Communiqués de presse

Mouvement dans les lycées et les universités 

France Universités : date de publication

    France Universités salue les premières annonces du gouvernement, mais appelle à la poursuite de la concertation afin d’apporter une réponse à la hauteur des enjeux pour notre jeunesse.

    Les annonces du ministre de l’Éducation nationale et du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace sont un premier pas prenant en compte les attentes exprimées par le mouvement des lycéens et des étudiants.

    Pour ce qui concerne plus directement les universités :

    • France Universités salue la création, bienvenue, de 10 000 places en BTS (lycées) et 4 000 places en LP-BUT (universités), ainsi que leur financement à un niveau correct, même si l’écart entre le nombre d’emplois créés (204 dans les universités, 1 200 dans les lycées) requiert des explications. Elle regrette que le sous-financement chronique des universités pointé par les Assises du financement des universités n’ait toujours pas obtenu de réponse : les places qui existent aujourd’hui méritent aussi d’être correctement financées et pas seulement celles à venir à court ou moyen terme. Il faut en effet souligner que la plupart des établissements ne peuvent pas pour des raisons d’équilibre financier, ou alors très marginalement, recruter des enseignants-chercheurs et assurer l’encadrement nécessaire au succès des étudiants qu’ils accueillent.
    • France Universités attend des annonces fermes sur le financement de la réforme de l’accès aux études de santé. Cette réforme a en effet un impact majeur sur l’ensemble du premier cycle dans plusieurs établissements et nécessite des moyens suffisants pour améliorer la formation des futurs professionnels de santé.
    • Les annonces sur l’immobilier rejoignent les demandes du Manifeste de France Universités, publié le 20 octobre dernier. Les 200 M€ annoncés pour 2027 permettront de gérer les urgences (les bâtiments qui doivent être fermés pour des questions de sécurité) et d’engager le programme d’adaptation de nos locaux. Il sera nécessaire de poursuivre cet effort dans la durée.
    • France Universités relève la décision du gouvernement de revalorisation et d’indexation sur l’inflation des bourses étudiantes. Il conviendra d’éviter les effets de bord négatifs des barèmes appliqués sur l’éligibilité et la détermination du niveau des bourses. Le débat des présidentielles devra aussi permettre d’envisager de quelle manière il est possible d’aller plus loin.

    Enfin, France Universités rappelle que Parcoursup n’est rien d’autre que le révélateur des incohérences de la politique menée depuis des années. Si l’outil doit évoluer, voire se transformer, il ne doit pas être l’objet sacrificiel dissimulant les causes profondes d’un malaise qu’il ne fait que mettre au jour. Les premières annonces du gouvernement vont dans le bon sens, mais demandent un effort supplémentaire de la part des équipes pédagogiques dont la valorisation est passée sous silence.

    France Universités rappelle que la question de la jeunesse ne saurait être réduite aux seules questions d’éducation et de formation. Elle concerne tout autant le travail, la santé, le social, l’économie, l’industrie ou encore la transition écologique.

    France Universités appelle donc, une nouvelle fois, à des États généraux de la jeunesse qui permettent de placer le sujet au cœur du débat politique de la présidentielle avec un positionnement clair de la part des candidats. Il est temps de travailler à la vision d’un futur désirable pour les jeunes générations et on attend des candidats à la présidentielle qu’ils s’en saisissent dans les meilleurs délais.

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