France Universités appelle à poursuivre l’amélioration de Parcoursup, et à une réforme en profondeur de l’orientation
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France Universités appelle à poursuivre l’amélioration de Parcoursup, et à une réforme en profondeur de l’orientation

France Universités : date de publication

    Depuis le début de la mobilisation lycéenne et étudiante, France Universités s’est exprimée plusieurs fois en soutien à la jeunesse. Les inquiétudes des bacheliers et de leur famille en matière de parcours d’études sont légitimes. Il faut les entendre.

    Supprimer Parcoursup n’est pas la solution magique.

    Parcoursup est une plateforme de mise en relation des candidates et candidats avec les établissements d’enseignement supérieur. Créé en 2018, le dispositif a bénéficié d’améliorations successives dans un triple but de transparence, de simplicité d’utilisation et de rapidité de réponse. L’examen des candidatures, par des commissions pédagogiques composées d’enseignantes et d’enseignants, autrement dit par des humains et non pas des algorithmes arbitraires, permet d’estimer la pertinence des dossiers au regard des formations demandées. Le niveau d’exigence et la cohérence des parcours des lycéennes et lycéens constituent les conditions de la réussite de chacune et de chacun.

    Il est majeur de ne pas confondre l’outil et la politique délibérée de réduction des moyens, qui, ces dernières années, a créé de fortes tensions pour l’entrée dans l’enseignement supérieur. Parcoursup, en effet, n’est responsable ni de l’insuffisance des capacités d’accueil dans certaines filières universitaires très demandées, comme la santé, ni du manque de places offertes en STS et propres à donner de vraies chances de réussite aux titulaires de baccalauréats techniques ou professionnels qui ne trouvent pas, en licence, la réponse pertinente à leur projet personnel.

    C’est aussi l’orientation qu’il faut revoir en profondeur. L’articulation entre l’enseignement scolaire et l’enseignement supérieur ne fonctionne pas de manière optimale dans notre pays. Ces insuffisances systémiques, observées de longue date, n’ont jamais été véritablement traitées, malgré les alertes en ce sens, dont France Universités s’est régulièrement fait l’écho. Dans les lycées, il faut des enseignants formés à l’orientation. Par ailleurs, la dernière réforme du lycée amène les élèves et leur famille à anticiper toujours plus tôt leur choix d’études, souvent même dès le collège, ce qui accentue le stress d’une période d’orientation devenue beaucoup trop longue.

    Pour ce qui concerne l’outil Parcoursup lui-même, des possibilités d’amélioration existent encore en termes de transparence et de rythme de traitement des vœux d’orientation exprimés. Des groupes de concertation viennent d’être constitués dont les propositions sont attendues à très brève échéance pour apporter des réponses. Elles devront être mises en œuvre sans délai.

    Mais la suppression précipitée de Parcoursup sans solution de remplacement conduirait à une catastrophe à court terme, qu’il faudra assumer devant les prochains bacheliers, en juillet. La France a besoin d’une politique ambitieuse, de long terme, pour son enseignement supérieur et sa recherche, tout autant que pour son enseignement scolaire. Les candidats à la présidentielle de 2027 doivent donc impérativement s’en saisir.

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