École des Ponts ParisTech : la CPU accueille son 129e membre
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École des Ponts ParisTech : la CPU accueille son 129e membre

France Universités : date de publication

    Voté à l’unanimité en séance plénière, le 22 janvier dernier, l’École des Ponts ParisTech devient le 129e membre de la Conférence des présidents d’université. Créé en 1747, cet établissement prestigieux forme, chaque année, près de 900 ingénieurs. Armel de la Bourdonnaye, son directeur, revient sur le sens de l’adhésion de l’École à la CPU.

    1)  Que représente la nouvelle adhésion de l’École des Ponts ParisTech  à la CPU

    Armel de la Bourdonnaye : Cette adhésion est le signe de notre collaboration déjà ancienne avec le système universitaire, tant au niveau de la formation qu’au niveau de la recherche.
    L’École des Ponts ParisTech est membre de la Communauté d’Universités et d’établissements (ComUE) Université Paris-Est. Elle appartenait avant au Pôle de recherche et d’enseignement supérieur de Paris-Est (PRES). A ce titre, elle est en relation permanente avec les établissements membres tels que les Universités de Paris-Est Créteil et de Paris-Est Marne-la-Vallée. L’École des Ponts ParisTech entend jouer pleinement son rôle dans cet environnement.
    Etre membre de la CPU est, pour nous, un moyen d’accentuer notre compréhension globale des enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche.
    Aujourd’hui, il est important que l’enseignement supérieur, dans son ensemble, se présente de façon plus claire et plus lisible. Nous devons parler d’une seule voix dans notre relation avec les pouvoirs publics. Il faut aussi afficher notre unité face à nos homologues internationaux et avoir un discours cohérent et coordonné.

    2)  Pourquoi est-il important que les universités et les grandes écoles travaillent main dans la main ?

    Nous participons tous à la même mission de service public. Il me semble donc naturel que les établissements d’enseignement supérieur travaillent ensemble.
    Il est important que nos personnels administratifs mais aussi nos enseignants-chercheurs développent une culture commune d’appartenance au monde de l’enseignement supérieur. Aussi, il faut développer nos liens dans la recherche et proposer davantage de formations communes. L’offre de formation et les moyens de recherche doivent être optimisés, notamment pour éviter les doublons entre établissements.
    Il ne s’agit évidemment pas d’être tous identiques car chaque établissement possède une culture et une proposition de valeur qui lui sont propres.
    Présente sur le campus de la Cité Descartes, l’École des Ponts ParisTech travaille depuis de nombreuses années avec les universités voisines pour développer de nouveaux projets. Nous avons, par exemple, confié à la ComuE la gestion de notre doctorat. Il s’agit d’un transfert administratif et pédagogique complet. Nous avons aussi développé, en partenariat, nos projets de laboratoires d’excellence et d’investissements d’avenir.
    La ComUE est enfin un moyen commun de fédérer pour dialoguer avec les collectivités territoriales et les communautés d’agglomération. Grâce à cela, nous pouvons parler d’une seule voix et avoir un impact plus fort.

    3)  Quels sont les grands enjeux auxquels les établissements d’enseignement supérieur vont être confrontés dans les années à venir ?

    Je distinguerais quatre enjeux de taille :
    Le financement : si l’enseignement supérieur coûte de l’argent à l’Etat, il représente un investissement essentiel pour la Nation. L’engagement de l’Etat au niveau financier doit donc être pérenne ;
    L’attractivité du système français : on constate aujourd’hui que trop de lycéens de bon niveau décident de faire leurs études à l’étranger. Il en est de même pour les jeunes diplômés qui s’expatrient dès la fin de leurs études. A mon sens, il faut endiguer le phénomène de « fuite des cerveaux » ;
    L’orientation : cet enjeu concerne plus particulièrement les universités. En effet, les grandes écoles sélectionnent les étudiants dès l’entrée et se donnent une quasi-obligation de 100 % de réussite à la sortie. La question de l’orientation ne se pose donc pas réellement dans les mêmes termes. En revanche, pour les universités, l’enjeu est de pouvoir accueillir chacun et de savoir l’orienter en fonction de son profil. Il faudrait peut-être construire davantage de filières diversifiées, adaptées aux différents profils ;
    L’innovation pédagogique : je pense notamment à la formation à distance, aux Moocs et à l’apprentissage, autant de manières complémentaires d’enseigner qui vont prendre de plus en plus d’importance dans les années à venir.

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