Rapport Jouzel : pour France Universités, la question du climat doit être à l’ordre du jour de la présidentielle pour engager sans tarder l’action collective

Le 1er février dernier, 1400 chercheurs et universitaires, dont des membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et du Haut Conseil pour le climat, ont fait part, dans une tribune, de leur profond regret devant l’absence de débats sur la crise climatique et environnementale ou l’effondrement de la biodiversité. France Universités partage ce constat et appelle à un sursaut dans le débat public en prévision de l’élection présidentielle et des législatives, alors que le dérèglement climatique représente aujourd’hui un « enjeu capital » pour 94 % des Français[1].

Des propositions et des solutions existent pourtant. C’est le cas dans la recherche et l’innovation, c’est aussi le cas dans l’enseignement supérieur, en matière de sensibilisation aux enjeux de la transition écologique, et de formation aux nouveaux métiers. France Universités se félicite de la publication du rapport du groupe de travail présidé par Jean Jouzel, climatologue et membre du GIEC, remis ce mercredi 16 février à la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. France Universités fait siennes les recommandations du rapport, auquel elle a contribué. Ces recommandations s’inscrivent dans la durée et engagent aussi bien l’Etat que les établissements. Elles associent l’ensemble des disciplines et des filières de formations, notamment les Sciences Humaines et Sociales, et proposent « différentes voies d’évolution des offres de formation et des enseignements ». L’objectif de « former 100 % des étudiants de niveau Bac+2, quel que soit leur cursus, d’ici 5 ans », « le défi de la formation des formateurs » ou encore la création de « missions d’animation et d’accompagnement pédagogique » sont ambitieux.

Le défi est majeur de répondre aux besoins de nouvelles compétences et de formations adaptées à l’évolution des emplois et des besoins des acteurs socio-économiques, à l’urgence climatique et aux attentes fortes des étudiants et aux besoins de la société. France Universités soutient pleinement cette ambition, comme en témoignent les propositions et pistes d’action formulées dans la perspective de l’élection présidentielle, pour faire des universités des actrices à part entière de la transition écologique et sociétale.

Investir davantage dans la formation et dans la recherche pour aider à dessiner les perspectives d’un avenir durable fondée sur la gestion maîtrisée des ressources, le recours aux énergies renouvelables et la transformation profonde de nos organisations et de modes de vie est primordial.

Les universités s’engagent à être au cœur des transitions en cours, dans les territoires comme au à l’international, par la recherche, la formation et la mise en œuvre directe de solutions. Cet enjeu doit apparaitre de manière beaucoup plus nette dans le débat public à l’occasion des échéances électorales à venir.

[1] Sondage IPSOS pour Le Parisien

 

Le résumé exécutif

Le rapport

La mobilisation des apprenants

Les annexes et exemples