France Universités appelle à mettre la jeunesse au cœur du débat public
Les mobilisations lycéennes et étudiantes actuelles ne peuvent qu’interpeller les responsables d’établissements d’enseignement supérieur et de recherche : c’est pour la jeunesse et son avenir que les universités agissent au quotidien.
La violence et les débordements, sous toutes leurs formes, doivent être condamnés sans réserve. En démocratie, ce sont les idées qui se confrontent, et parfois s’affrontent. Il est donc urgent de reconnaître les jeunes comme des acteurs et actrices d’un débat public qu’ils et elles appellent de leurs vœux. On ne peut plus remettre cet impératif à demain. Les pouvoirs publics et privés doivent mettre en place des actions tenant compte des aspirations de la jeunesse.
La colère et le mal-être de cette jeunesse viennent de loin. Depuis des années, les crises sanitaires, écologiques et géopolitiques, qui se succèdent et se cumulent, heurtent de plein fouet les nouvelles générations, qui vivent également les inégalités territoriales et sociales en matière de mobilité, d’orientation et de poursuite d’études comme des injustices.
Or, force est de constater que le débat politique, pour l’heure, n’est pas à la hauteur.
France Universités le rappelle inlassablement : il faut non seulement des moyens, mais aussi une ambition, une vision pour l’enseignement supérieur et la recherche français. Ce que traduirait une politique publique nationale en faveur de l’Université, qui soit cohérente et inscrite dans la durée.
La jeunesse a soif d’apprendre. Elle veut pouvoir étudier dans des conditions décentes. Elle est attachée à l’École de la République et à l’enseignement supérieur public. Parce qu’elle aspire à un avenir meilleur, elle s’implique, elle s’engage, elle est solidaire. Les jeunes ont des choses à dire : écoutons-les ! Les universités, qui forment les citoyennes et citoyens de demain, sont sensibles à la reconnaissance des étudiants et futurs étudiants comme acteurs de la cité.
La campagne présidentielle 2027 qui s’amorce constitue un cadre pertinent pour faire enfin des jeunes une priorité de notre projet de société. France Universités en appelle donc à des états généraux de la jeunesse.

